Chaque année, plusieurs millions de tonnes d'hydrocarbures sont déversées dans la nature, provoquant d'importantes pollutions des sols, des nappes phréatiques et des milieux marins.
Ces catastrophes écologiques sont la cause de la disparition de nombreuses espèces animales et végétales, parfois sur un très long terme.
La plupart du temps accidentelles mais toujours causées indirectement par l'homme, ces pollutions doivent être combattues.
La nature a prévu ses méthodes de remédiation, efficaces dans des conditions naturelles mais qui deviennent insuffisantes lorsque l'équilibre est rompu par une action humaine.
C'est en observant ces méthodes de dégradation naturelles d'hydrocarbures que certains scientifiques ont eu l'idée, dans les années soixante, d’entamer des recherches sur les micro-organismes qui en étaient la cause.
Plusieurs années de recherches ont permis d'isoler différentes souches, d'en étudier les comportements et les modes de reproduction et de déterminer leur rôle exact et spécifique dans la dégradation des hydrocarbures.
Les avantages de l'utilisation des bactéries pour remédier à différents types de pollution sont énormes puisque cette technique est la seule à pouvoir offrir une solution écologique globale en modifiant par une suite de réactions biochimiques complexes la structure moléculaire même des polluants en composés inertes, sans augmentation du volume des déchets, sans rejets nocifs dans l'atmosphère et surtout permettant un traitement sur le site contaminé.
En réalité, il ne s'agit que de l’optimisation à grande échelle des procédés naturels de dégradation, rendus insuffisants par le caractère "non naturel" des pollutions.
L'idée du traitement biologique des hydrocarbures fait aujourd'hui son chemin…
Le succès des expérimentations, l'échec des méthodes traditionnelles, les aspects économiques et écologiques du procédé ainsi que le caractère durable de ces solutions commencent à séduire les industries confrontées à des pollutions qu'elles ne pouvaient jusqu’alors maîtriser.
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